Assemblée Protestante Evangélique du Trièves
 
 

Fête de la musique

En mordant dans une barbe à papa, Mathilda s’est exclamée : « Si on faisait ça à la fête de la musique !». Tous d’accord, la mairie accepte et nous donne accès au jardin publique mais…... Lire la suite ...

Il n'a pas changé

J'ai vécu mon enfance dans un contexte assez difficile, qui a engendré certaines souffrances. Je vivais dans un quartier pas très réputé. A l'école à la récréation, j'étais pris à parti, et je me battais. Mon environnement familial présentait aussi des instabilités. Mes parents avaient été croyants, mais chez moi on ne priait jamais, on n'allait jamais à l’église, on ne parlait jamais de Dieu. Dieu avait été en quelque sorte oublié dans cette... Lire la suite ...

Victoire sur la dépression

Un français sur 10 a vécu une déprime dans les 15 derniers jours. Comment avoir la victoire sur la dépression ? ... Lire la suite ...

La petite fleur

Dans un jardin, une petite fleur toute frêle poussait, poussait devenant de jour en jour, plus belle et pleine de grâce.En ce 15 janvier 1990, je couche à La Mure où Maman est hospitalisée. En pleine nuit la sonnerie agressive du téléphone retentit. – Maman ! d'un bond, je décroche. – On vous parle de l'hôpital de Rouen. – De l'hôpital de La Mure, repris-je. – De Rouen. Je vous passes Mme D. Au bout du fil, la voix... Lire la suite ...

Une décision peu ordinaire

Il y a environ 6 ans, ma vie était monotone et pleine de souffrance, j'avais l'impression que tout ce qui avait construit mon couple était en train de s'effondrer. Mariée depuis 2 ans et demi mais vivant ensemble depuis presque 15 ans, un jour je me vis confrontée à une situation ahurissante. Mon mari avait été touché dans son cœur par Dieu, tellement puissamment qu'il... Lire la suite ...

La petite fleur

Dans un jardin, une petite fleur toute frêle poussait, poussait devenant de jour en jour, plus belle et pleine de grâce.

En ce 15 janvier 1990, je couche à La Mure où Maman est hospitalisée. En pleine nuit la sonnerie agressive du téléphone retentit.
– Maman ! d'un bond, je décroche.
– On vous parle de l'hôpital de Rouen.
– De l'hôpital de La Mure, repris-je.
– De Rouen. Je vous passes Mme D.
Au bout du fil, la voix étranglée de ma fille : "Déborah est morte." et elle raccroche. Je saurai plus tard qu'elle a été fauchée par une voiture alors qu'elle allait chercher du pain.
Déborah! ma petite-fille de 9 ans, si radieuse, toujours en train de fredonner, pétillante de vie – elle qui répondait à sa maîtresse: "Plus tard, je veux être directrice de l'école de Mens".
Tout est fini. Je ne pleure pas mais arpente la pièce en un va-et-vient, rapide et saccadé.



Brusquement une pensée: ses frères!
Comment me croiront-ils lorsque je leur dirai comme d'habitude en les quittant à la fin des vacances "Soyez sans crainte. Dieu vous garde". Que répondre à leur "pourquoi"?
Passant pour la nième fois devant la table, j'avise mon bloc de papier à lettres, m'assieds brusquement, me saisis du stylo et écris d'une seule traite :

Dans un jardin, une petite fleur toute frêle poussait, poussait devenant de jour en jour, plus belle et pleine de grâce.
Le jardinier veillait sur elle, chassant l'escargot gourmand, le gros bourdon menaçant et les petits galopins aux doigts agiles.
Puis un jour, avant qu'elle n'achève de grandir et ne perde son innocence, le jardinier s'est penché sur elle... D'un coup bref, il a tranché la tige et a emporté la fleur dans sa maison.


Une maison si belle qu'on ne peut l'imaginer, une maison où les fleurs jamais ne se fanent, revêtues qu'elles sont d'une laque de lumière.
Et depuis ce jour, pour l'éternité, elle réjouit les yeux de son maître.

Bien sûr, voyant cela, les autres fleurs du jardin, surtout celles qui vivaient si près d'elle et qui l'aimaient si fort, ces autres fleurs n'ont pas compris et inclinant leur lourde tête, laissent tomber une à une leurs larmes de rosée, mais parfois aussi, laissant éclater leur coeur gros de colère, elles osent reprocher au jardinier de ne pas avoir éloigné ce vilain sécateur, lui qui toujours veillait...

Que faisait-il ce jour-là ?

Elles ne savent pas les pauvres fleurs ou bien ne veulent pas savoir qu'elles sont créées pour faire la joie de leur créateur et qu'un jour, elles aussi, fleur en bouton, fleur épanouie, fleur fanée ou fleur désséchée leur tour viendra...

Mes chéris, nous sommes les fleurs du Seigneur. Il prend soin de nous, mais parfois en cueille une. Qui oserait le lui reprocher?
Pourquoi celle-ci ou celle-là ?
Nous ne savons mais lui, il sait. Il FAUT lui faire confiance.
Notre Déborah est auprès de lui, quelle joie pour elle qui l'aime tant!

Si nous aussi lui appartenons, acceptant d'être "une fleur de son parvis" lorsque sonnera notre heure, nous la retrouverons et ce sera la fête, l'extraordinaire fête avec le Christ ressuscité et pour l'éternité.

Jésus n'a-t-il pas dit : "Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi afin qu'ils voient ma gloire" Jean 17 v 24.

CROYEZ-LE.



Après ces derniers mots, avec un grand calme, je relis ce que je viens d'écrire ... Alors, une paix profonde, extraordinaire me remplit – qui ne m'a jamais quittée, ni pendant les journées horribles en Normandie, ni pendant le départ de Maman 15 jours plus tard, de mon mari en juin, et de mon gendre en décembre.
Bien sûr, que de fois, mon cœur s'est serré, les larmes montaient mais jamais je n'ai oublié l'Espérance que ce texte avait gravé au plus profond de mon être, tel ce mot "Résister" qu'une certaine Marie Durand, la huguenote avait gravé sur la margelle du puits pendant sa captivité dans la tour de Constance et qui se présentait si souvent à mon esprit.

Faire confiance – Espérer – Résister. Telle a été pour moi la réponse en cette année de deuils.
Je la partage, aujourd'hui, avec tous ceux qui en ont besoin.


 
 
Top!Top!